Aller directement aux productions :
L’érosion des sols est une problématique complexe et multifactorielle. Si une partie de l’érosion des sols est un phénomène naturel, qui combine l’action du vent, de l’eau, de la gravité, etc., l’érosion peut également être aggravée par la façon dont les paysages sont aménagés, et en fonction des pratiques agricoles.
Construire un modèle facile à mobiliser.
Parmi les nombreux efforts de modélisation de l’érosion, par des personnels académiques ou des organismes techniques, la plupart des modèles produisent un effort prédictif, basé sur un maximum de données détaillées des bassins versants.
Pour compléter ces travaux, nous avons fait le choix de construire un modèle à partir d’un faible nombre de variables, dont les données d’entrée sont publiques, pour obtenir un potentiel d’érosion relatif (comparable de situation à situation).
Représenter l’érosion selon plusieurs facteurs.
Le modèle est travaillé à partir de plusieurs facteurs qui influencent l’érosion :
- Des données d’entrée : l’altitude (et donc les pentes) et les types d’occupation des sols ;
- Des données de paramétrage : un coefficient d’infiltration et un coefficient de versement attribués à chaque type d’occupation des sols ;
- Des données de scénarisation : modification des types d’occupation des sols (assolement, haies…), passage à l’échelle collective.
Comprendre le modèle grâce à une carte interactive :
La carte narrative par étapes a été présentée au colloque SAGEO 2025 à Avignon. Selon les co-auteurs, cet outil numérique est complémentaire aux sorties statiques de cartes produites par le modèle d’érosion et fournies aux partenaires en mode impression papier. Elle peut accroître la compréhension et appuyer l’argumentaire et le partage de visions entre acteurs (diagnostic territorial via des scénarios prospectifs collaboratifs).
Notre équipe cherche encore des beta-testeurs pour ajuster les paramètres du modèle et contribuer à d’éventuelles améliorations, grâce à la production de cartes sur différents territoires.
Vous souhaitez participer à la validation du modèle ?
Le modèle décrit ci-dessus a pour objectif de servir de support à la discussion entre les acteurs concernés par l’érosion des sols sur un même bassin versant, c’est-à-dire un territoire lié par une seule rivière. A partir des cartes produites, les concertations peuvent être menées des manières suivantes :
Diagnostiquer l’érosion : identifier les zones à enjeux.
Les cartes issues du modèle donnent une image des phénomènes d’érosion à l’échelle d’un bassin versant. Elles identifient les zones les plus à risque de départs de sol, et les zones d’accumulation des particules de sol érodé. Elles représentent les événements les plus intenses possibles, en travaillant dans le scénario du pire, c’est-à-dire une combinaison de fortes pluies, de mauvais coefficients de versement, et de mauvais coefficients d’infiltration.
Discuter des scenarii d’atténuation et d’adaptation à l’enjeu d’érosion.
En fonction des scenarii choisis pour faire tourner le modèle, les cartes donnent également une image des interdépendances des acteurs d’un même bassin versant. Dans la plupart des scenarii, on remarque qu’une action collective et coordonnée de tous les acteurs a les impacts positifs les plus forts dans la réduction des phénomènes d’érosion.
Notre équipe dispose de méthodes pour organiser des espaces de dialogue avec de nombreux interlocuteurs autour de la table.

